Kabyle.com un média qu’on assassine
jeudi 9 août 2007
Car malgré une conciliation du Congrès Mondial Amazigh, des écrits engageant Kabyle.com en faveur d’un accord à l’amiable, deux décisions de justice qui n’ont pas donné raison à Mohamed Saadi, patron de Berbère Télévision, celui-ci vient de déposer les moyens de son pourvoi en cassation ce 30 juillet 2007.
Kabyle.com, son Responsable de Publication et le journaliste Anzar, sont renvoyés devant la CHAMBRE CRIMINELLE de LA COUR DE CASSATION. Le crime : un article dans la rubrique débats intitulé "Massinissa, Jugurtha, Yal Music, propriétés du patron de Berbère Télévision je dénonce". Il est notamment demandé en conclusion par l’avocat de la partie qu’un jugement sévère soit appliqué.
Le mémoire ampliatif remis au Tribunal nous apprend que Mohamed Saadi a déposé à l’INPI, les noms de Jugurtha et de Massinissa comme marques de boisson.
Ce dépôt que l’on ne savait jusqu’ici exclusif qu’aux seules boissons, de même que Yal Music aura troublé de nombreux internautes. L’information avait été diffusée sur notre site en même temps que certains journaux en ligne algériens.
L’occasion de porter plainte était de notre point de vue assez parfaite pour se débarrasser définitivement de Kabyle.com. L’essentiel de nos ressources ces quatre dernières années au lieu d’être consacrées au développement du site l’ont été pour assurer notre survie.
A ce très haut niveau de juridiction, aujourd’hui, Kabyle.com n’a plus les moyens économiques d’assurer sa défense.
Les conséquences sont déjà catastrophiques pour notre fabuleux projet à tous : le premier site kabyle d’information, qui a vu le jour dès les premières heures d’internet.
La Kabylie risque de perdre un média de plus, libre et indépendant non seulement des bouquets satellites mais de l’internet.
Nos pensées vont vers celles et ceux qui nous accompagnent au quotidien, celles et ceux qui nous ont témoignés leur attachement et leur écoeurement d’un tel procès.
Il subsiste encore un espoir de ne pas assister à la mise à mort du site, celui du sursaut des internautes kabyles, l’aide des hautes instances amazighes et le soutien de la presse libre et indépendante francophone.
Stéphane MERABET ARRAMI
Responsable de Publication - Gérant et Webmaster
Ceci n’est pas un article comme les autres, c’est un appel urgent, important.
Feu Masin U Harun (Mohamed Haroun) et Smaïl Medjeber sont deux personnes qu’il n’est plus besoin de présenter. Il s’agit de deux pionniers du combat identitaire qui se sont donnés corps et âme à notre cause, à la défense de notre patrimoine linguistique et culturel et Dieu sait à quel prix !
Aujourd’hui, c’est à notre tour de penser à eux, nous qui, grâce à eux, continuons d’affirmer notre identité et pouvons fièrement écrire une langue pour laquelle ils ont mis leur vie en péril. Au moment où nous leur devons de ne pas laisser leur combat inachevé, il nous appartient aussi de récompenser leur sacrifice ne serait-ce que du peu que nous pouvons faire.
Masin U Harun nous a quitté suite à un arrêt cardiaque survenu le 22 mai 1996 alors qu’il était atteint d’une tumeur au cerveau. Il a laissé derrière lui sa femme et ses deux filles encore scolarisées au collège.
Madame Haroun n’a peut-être pas les moyens de subvenir à tous les besoins de sa petite famille, mais elle reste humble et garde la tête haute. Et ce grâce à des hommes et des femmes qui les soutiennent dans cette épreuve comme l’association des enfants de martyrs d’Akbou et bien d’autres.
Quand a Smaïl Medjeber, la maladie le ronge encore, la démarche affaiblie, le dos torturé tant il a dormi nu des années durant sur les sols froids des cachots de Lambèze. Lui aussi a une famille, femme et enfants.
Le cri du cœur de cet appel est celui-ci :
Venez, faisons renaître notre fraternité tant qu’il est encore temps et aidons les ne serait-ce par une petite collecte d’argent.
Ceux et celles qui veulent les aider peuvent écrire à Monsieur Smaïl Medjeber à cette adresse mail : defiberbere@hotmail.fr, afin d’obtenir un numéro de compte en France.
Pour ceux qui vivent en Algérie et qui veulent aider la famille de feu Masin U Harun, vous pouvez faire un versement sur le numéro de compte suivant :
Mme Haroun Nora
CPA AKBOU
Numéro de compte : 004001324306620311 Clé 34
A vous frères et sœurs kabyles ou pas, nous pouvons les aider, chacun peut aider à sa façon. C’est le moins que l’on puisse faire pour eux.
Nous comptons sur vous.
Ne les oublions pas, n’oublions pas leur sacrifice !
1/ Extrait vidéo d’une interview de Smaïl Medjeber diffusée sur Berbère TV
http://www.imyura.net et leurs amis
Exp : Mademoiselle
OUADI Kahina Bouira, le 11/05/2006
Rue DECHOUNE Med Chateu d'eau Bouira 10.000 ALGERIE
association de lutte contre les myopathies alam Bouira" <bouirasso@caramail.com
Appel de deux jeunes sœurs lourdement handicapante à la conscience civique de nos compatriotes kabyles du quebec
Nous soussignons OUADI Kahina et Amina,âgées (19 & 15 ans), nous faisons partie de la population dite Lourdement handicapante, c’est à dire que nous avons besoin d’une tierce personne pour effectuer tous les gestes de la vie quotidienne. Une présence H24 nous est indispensable pour vivre à domicile. Actuellement nous n’avons théoriquement pas la possibilité de vivre indépendant dans notre maison. Normalement deux options peuvent s’offrir à nous : le placement en institution spécialisé, celui-ci déjà inexistant en Algérie pour la catégorie de notre pathologie, ou l’innovation ; créer une formule, un bricolage qui puisse nous permettre de vivre comme nous l’entendons, mais aussi presque impossible.
Cher Monsieur, permettez nous en votre qualité de personnalité nationale plein de sentiment et d’humanisme, de vous raconter notre histoire :
Je m’appelle Kahina OUADI, âgée 19 ans titulaire d’un bac scientifique avec mention clouée sur un fauteuil roulant, depuis déjà l’âge de 12 ans, car je suis atteinte d’une myopathie (maladie lourdement handicapante fortement invalidante), dont chaque année au mois de décembre toute
Lorsque j’étais bébé, j’ai commencé a marché entre 12 à 14 mois… mais en grandissant, la maladie a commencée à envahir mon corps. Mes muscles commençaient à trembler et mes jambes ont vite lâché. Mes parents ont rapidement pris conscience que je ne pourrait plus me lever sans assistance. A l’âge de 6 ans, je n’étais pas encore en mesure de comprendre ce qu’il m’arrivait, mais (après 3 ans de va et viens) chez les médecins, ont annoncé leur verdict à mes parents, j’étais myopathe. Mes parents terrassés par cette douleur ont décidé de mettre leur amour au service de ma maladie et de se battre jusqu’au bout, ai donné le meilleur d’eux même. A l’âge de 9 ans, je ne pouvais plus du tout marcher et mon père a fait tout son possible pour me forcer à faire vivre mes muscles, en aidant à marcher en me tenant aux murs et de faire de la rééducation fonctionnelle. Il me disait toujours « tiens bon ! Résiste ! »
Et je résistai. J’ai passé mes années d’école en compagnie de ma jeune sœur (valide), peu d’amies (ees) comme les autres. A la maison, j’ai donc cultivé seul mon goût la télévision et de l’informatique, car il faut bien avouer l’impuissance et l’ignorance des pouvoirs publics, le entreprises publics, à l’égard des gens comme moi ou rien n’est pensé pour permettre aux handicapés de sortir dans la rue, voire même franchir une porte trop étroite pour un fauteuil roulant et de pouvoir circuler normalement du monde. Bref je suis condamné à l’emprisonnement à domicile. Je rêvai du moment ou je pourrai brandir un diplôme universitaire et partager ce succès et cette joie avec parents et les personnes honorables humanistes.
Les responsables de l’université de Boumerdes et du ministère de l’enseignement supérieur ont voulu autrement, je suis à la maison à cause de l’inaccessibilité de l’université, l’affectation pour faire de la biologie, incompatible à ma maladie. La vie en a voulu, qu’une de mes sœurs soit atteinte de la même maladie, mes parents ne savaient plus sur quel pied se tenir. Par contre le coût qui découle de cette terrible maladie, est très onéreuse, malheureusement les moyens financiers manquent pour qu’ils puissent nous prendre en charge toutes les deux :
· 156 séances de rééducation fonctionnelle annuel pour chacune d’entre nous à raison de 500,00 DA la séance = (156x500)x2= 156000,00 DA
· Séances de psychologie · Fauteuils roulant électrique
· Soulève maladie
· Lits médicalisé
· Matelas anti-escarres
· Aménagement (l’adaptation) du domicile · Consultations pluridisciplinaires au nombre plus d’une dizaine (neurologie, pneumologie, cardiologie, gastro, orthopédie, etc..
La prise en charge médico-sociale exigé par cette maladie est au dessus des moyens de mes parents.
Moi je fais appel à votre conscience civique et humaniste de nous aider, a continue mes études supérieurs au canada auprès de mes compatriotes kabyles, je vous informe que je suis la première myopathe atteint le palier de l'université depuis 1962 à ce jour ( aidez-moi mes cheres et chers a réaliser mon rève.
En fin, nous espérons que notre douleur vous est parvenue, vous qui sait ce qu’est cet état de fait… Dans l’attente d’une oreille humaine réceptrice à cela, veuillez trouver ici et par avance toute ma gratitude, et nos remerciements quand à votre attention et aide s’il y aurait lieu pour soutien et effort à consentir pour améliorer l’état de notre santé et d’apaiser la douleur de nos parents.
Signatures Kahina OUADI


















