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Samedi 06 Octobre 2007

il y a quelques jours est né Elyan , fils de Belaid . A ,  le 27/09/2007  . Son oncle Hassane et sa femme  SAIDA lui souhaitent  longue et prospère vie , ainsi qu'a son frére Yani .

publié par Hassane . A dans: Actualités
Mercredi 26 Septembre 2007
  

Université Abderahmane Mira de Béjaïa

L’université Abderrahmane Mira de Béjaia vient de se doter, pour la rentrée universitaire 2007/2008, de sept nouvelles facultés.

Il s’agit de la faculté de médecine, de droit, des sciences exactes, des nouvelles technologies, des sciences économiques et de gestion, de la comptabilité et enfin des lettres et sciences humaines. C’est ce qu’a révélé, au cours d’une conférence de presse tenue au siège du rectorat, son premier responsable, Djoudi Merabet. C’est un saut qualitatif et quantitatif d’envergure pour cette université qui accueille cette année 9474 nouveaux bacheliers, soit un accroissement de 51,75 % de ses effectifs qui sont de l’ordre de 30 000 étudiants. Ces nouveaux apports, au vu de l’importance qu’ils revêtent, ont fait dire à Djoudi Merabet que l’université de Béjaïa connaît une seconde naissance. Toujours au chapitre des nouveautés, cette année verra également la réception de 12 amphithéâtres de 3000 places pédagogiques ainsi qu’un bloc d’enseignement de 2000 places. Sur le plan social, il est question de la distribution pour le compte du personnel enseignant de 100 logements à El Kseur et de l’implantation de 50 autres de grand standing à Béjaïa-ville. Ce que révèlent également les chiffres mis à la disposition de la presse est le fait que l’élément féminin a pris un ascendant indéniable dans le cycle supérieur avec plus de 60 % de filles. La filière commerce et gestion a absorbé à elle seule près de 40 % des nouveaux inscrits alors que les filières de technologie et des sciences médicales et naturelles attirent un peu plus de 10 % des nouveaux inscrits, ce qui confirme, quelque part, la vocation technologique de l’université de Béjaïa. Sur les 10 208 bacheliers de la wilaya de Béjaïa, un peu plus de 2000 étudiants ont été orientés en dehors de la wilaya vers des filières comme l’architecture, le mangement et les hydrocarbures qui ne sont pas encore disponibles à Béjaïa. Dans un futur proche, il est attendu la réception d’une bibliothèque de 250 places, d’un bloc administratif, de laboratoires de recherche, de laboratoires de médecine, d’un coin de l’étudiant, une sorte de centre culturel pour les étudiants, d’un centre de calcul, d’un bloc de bureaux et de reprographie et de divers autres dépendances qui contribueront, très certainement, à consolider au plan régional la place et le rôle de l’université. Ces perspectives de développement feront dire à M. Merabet qu’à l’horizon 2009, Béjaïa peut raisonnablement espérer une deuxième université au campus d’Aboudaou. Toujours au chapitre des innovations, l’université inaugure cette année son premier mastère en physique médicale en coordination avec la faculté de médecine de Montpellier. Pour les mastères disponibles pour cette année universitaire, ils sont au nombre de 36 spécialités dont 27 pour la faculté des sciences et des sciences de l’ingéniorat qui se taille la part du lion. Le nombre des inscrits aux quatre écoles doctorales disponibles, quant à lui, est de 849. L’université Abderahmane Mira est déjà un pôle de recherche innovant qui regroupe 13 laboratoires agréés. Pour finir, il faudrait peut-être relever cette volonté affichée de son premier responsable d’inscrire l’université de Béjaïa dans la modernité en privilégiant l’ouverture sur les nouvelles technologies pour en faire la locomotive de la société et le catalyseur de son développement socio-économique.  Djamel Alilat

publié par Hassane . A dans: Actualités
Vendredi 14 Septembre 2007

L’assassinat d’Abane : préludes « militaires » sanglants

Premier coup d’Etat « politique » des colonels

L’Algérie doit marquer cet assassinat d’une prière noire : la plus sombre page de la Révolution. L’intelligence étranglée ! Le « politique » écarté. Le bateau Algérie mené au port miné de l’islamisme aux horizons incertains. Récif aveugle, absolu. Depuis Abane, une telle élévation du sens de l’Etat n’a toujours pas bonne presse. Malgré les apparences de façade.

Les Révolutions s’allument, se font, de torches imprenables qu’entretiennent des audaces anonymes, mues par l’idée de liberté. Les insurgés hissent leur « sacralité » au piédestal du sacrifice suprême, aux fins d’entrevoir des lueurs souveraines. Déclenchées à l’épuisement des chimères assommantes et l’inéluctabilité du « devoir » de s’arracher du joug des ténèbres, des hommes aux destins singuliers empruntant au mythe l’énigme et à la légende la postérité, en « sortent » héros. Par-dessus les résolutions décisives du Peuple et le martyr collectif. La mémoire universelle s’approprie dès lors leurs noms ; artisans des grandeurs de l’Histoire ; monuments de l’intelligence émancipatrice : amorce de sursauts anticipant la chute de l’asservissement et le triomphe du droit et de l’humanité : Robespierre, Jean Moulin, le Général de Gaulle, Mao Tze Dong, Che Guevara…Abane Ramdane.

Après une remarquable biographie consacrée au fils d’Azouza, Larbaa Nath Irathen [1], que chaque démocrate algérien devrait garder à son chevet, Khalfa Mameri rebondit par un récit fort éloquent, à la valeur historique sûre, retraçant les circonstances entourant l’assassinat d’Abane Ramdane : le faux procès, un livre de 160 pages.

Dans la postface l’auteur étaye sa démarche, en sus de deux annexes portant sur deux versions de l’assassinat de Abane : l’officielle (« le mensonge »), publiée dans le n°24 de l’organe du FLN, El Moudjahid, du 29 mai 1959, et le témoignage du colonel Ouamrane sur les « circonstances de la mort de Abane Ramdane », signé le 15 août 1958, à Tunis. Détail : le document non certifié, comporte un post-scriptum : «  je jure sur l’honneur que ces déclarations sont conformes à la réalité ». Controverse, d’emblée.

27 décembre 1957, Tétouane (Maroc). A suivre l’auteur, trois colonels, (cinq ?) tout au plus, décideraient d’une destinée macabre, machiavélique ; a contrario de l’idéal des combattants. Étranglant le théoricien de la Révolution. Le primat du « politique » en prend son premier coup d’Etat. Avec lui s’effondrent les espoirs républicains essaimés à la Soummam : la promesse, la foi du martyr. Écrasée dans l’œuf donc, irrémédiablement, l’embryon de l’Etat algérien « démocratique et sociale ». Les pousses, l’ébauche d’un projet d’espérance ont été brûlées. « L’intellectuel » à la vision prémonitoire de l’Etat laisse la Révolution à ses funestes présages : un destin d’une patrie pris de force par les colonels et livré aux pires vulnérabilités.

Convenons avec l’auteur que, Ben Bella en « putschiste » historique, à l’origine avec Ali Kafi d’une honteuse propagande médiatique entre 2000 et 2002 [2], accusant Abane notamment de « traîtrise », doit à l’élimination du ‘’cerveau ‘’ de la Révolution d’avoir accéder au pouvoir. C’est l’histoire de cette sordide machination que s’est épuisé à raconter Khalfa Mameri. Avec brio.

Le « Abanisme » : Œuvre historique, inachevée

« Certains dirigeants de la Révolution n’ont jamais pardonné à Abane Ramdane son fameux principe de la primauté du politique sur le militaire. En fait, son exécution représente le premier coup d’Etat qu’enregistre notre Révolution. Ce sont les chefs militaires, membres du CCE élargi en août 1957 qui, après s’être sommairement débarrassés d’Abane, se sont adjugé l’intégralité du pouvoir FLN. Et c’est là le tournant tragique de la Révolution. Désormais, le pouvoir est entre les mains des militaires qui le garderont pour de bon [3] ». Qui mieux pouvait témoigner du travail titanesque accompli par le méthodique Abane, en si peu de temps (entre le printemps 1955 jusqu’à l’automne 1957), que Benkhedda, son proche collaborateur avec Ben M’hidi, illustres membres du CCE. Au fond, Mameri démontre, du bout en bout, que l’essentiel - en substance - pour ses assassins, était que la terre rebelle ne tourne pas aux idéaux de Abane ; portées fièrement depuis lors par sa région natale, la Kabylie ; et au-delà. Une Kabylie qui a tout de lui, n’en déplaise aux potentats de la couardise et du complot. Elle lui ressemble, tellement. Et pour preuve, la marche du 14 juin 2001, à Alger, historique et unique, y portait sa marque : des portraits incalculables du héros de la Révolution. Parmi les milliers de marcheurs.

Les « raisons » de la liquidation ?

Cette question là Khalfa Mammeri l’a traquée, travaillée sous tous les ongles d’attaques confondant, un à un, les détracteurs de Abane : Ahmed Ben Bella, Ali Kafi, Lakhdar Bentobal, Ahmed Mahsas. Il s’y est attelé à la manière d’un quêteur de vérité dans le désert du doute, et la sécheresse de la preuve ; taraudé par l’immensité, la monstruosité de la liquidation de Abane, qui plus est, orchestrée par ses « frères » de combat.
Pourquoi « les militaires ne s’étaient jamais résignés » à le voir présider aux destinées de la lutte libératrice ? L’auteur a beau cherché à « percer les ressorts » de cette énigme : personne ne pouvait désormais dissuader les mains assassines, depuis le congrès du CNRA (Conseil National de la Révolution Algériennes), en août 1957, tenu au …Caire. D’où la sentence noire qui hante encore la mémoire torturée par l’indicible forfaiture : l’assassinat abjecte. Gratuite. Barbare. Sans fondement juridique : sans tribunal ni accusation. Passons sur la défense.
Expliquer ce pourquoi et ce comment un idéal national fut très tôt détourné ? Depuis décembre 1957, la somme des trahisons est incalculable. Sans qu’aucune alternative ne s’esquisse.

En scientifique aguerri et fin juriste par ailleurs, l’auteur, cernant à la fois l’ampleur et les enjeux de son objet, tente de (re)construire, dès l’abord, les morceaux du drame : les scènes, les raisons proches ou « lointaines » ayant conduit au crime. Tout passe à l’analyse. Rigoureuse, sans préjugés. Convoquant le consensus des historiens (page 13 et s), décortiquant le dissensus civil- militaires, laïcs- panarabistes ; optant pour le pari de l’objectivité, il a examiné tour à tour et les supputations et les accusations, voire les non dits du faux procès… Parmi les accusations polémiques : la plate forme de la Soummam aurait porter atteinte au caractère islamique des futures institutions, et l’introduction par Abane et partant la promotion des éléments modérés dans les rangs de la Révolution.
Ou ce vaudeville : (page 40 et s), « contacts secrets »avec la France. Non seulement l’auteur les récuse, mais il n’en apporte les preuves tangibles qui achèvent l’étourderie de Ali Kafi et consorts, en 2000. Et, pièce à l’appui, il s’avère que plusieurs dirigeants ont été approchés séparément par des émissaires français. « Contacts » que désapprouvera, catégoriquement, Abane : le ‘’ chef ‘’. Enseignement majeur : le premier rôle qu’assumait Abane à la tête de la Révolution fut unanime. Véritable cheville ouvrière dans l’organisation et la coordination des opérations ; la structuration des institutions ; le rassemblement autour du FLN/ALN ; souci de l’armement qui ne parvenait point de « l’extérieur », mais surtout la guerre psychologique…
Au bout, ces « attaques » tardives s’écroulent. Rien n’y tient devant l’épreuve des faits.

Siège de dissensions itératives depuis les soubresauts de l’ENA (Etoile -nord africaine), la problématique de l’identité du mouvement national y ressurgit en amont ; non sans violence verbale mettant à nue les velléités de Ben Bella, « protégé » de Djamel Abd Nasser. En cela Khalfa Mammeri propose l’esquisse d’une grille de lecture qui se veut authentique. La vérité matérielle, incontestable. Le courrier échangé entre Alger et le Caire (entre 1955 à 1957) [4] - entre Abane principalement et la délégation extérieure, du moins les responsables se déclarant ainsi- est passé au crible. Pour ce faire, Mameri oppose les déclarations, fouille ses « sources », en 50 ans d’intervalle.
Tout compte fait, on en sort apaisé. Rassuré à l’idée que la mémoire du rassembleur des forces vives autour du FLN est saine et sauve. Par une gymnastique intellectuelle sagace Mameri réussit à démonter les pièces de l’intrigue funeste. Le lecteur, lui, s’en émeut devant le génie de l’architecte de l’Etat Algérien moderne, qui tranche avec la perfidie de ses bourreaux.

A l’évidence, l’apport de Abane à la Révolution, et au delà, aura été au dessus de tout soupçon. En dépit de ses « excès » qui l’auteur explique par son«  caractère entier, farouche, intraitable », mais « conciliant » et perspicace ; attitude compréhensible dans une certaine mesure eu égard à la stature que devait revêtir le chef du FLN libérateur.

Mais enfin, pourquoi alors lui, Abane ? Son tort : avoir fait de l’ombre aux « fils de la Toussaint », gênant par trop la voie du pouvoir militaire. Sa hauteur d’esprit, ses visions. Ses prophéties : « ce sont [les colonels] de futurs potentats orientaux…par leur attitude, ils sont la négation de la liberté et de la démocratie que nous voulons instaurer dans une Algérie indépendante [5] ». Sa doctrine révolutionnaire : «  la Révolution algérienne ne sera inféodée ni à Moscou ni au Caire, ni à Londres ou à Washington ».

Victoire posthume

Leçon de l’histoire. A sa mort, chacun des militaires rivalise de férocité pour s’imposer en leader. Mais, comble du paradoxe, ce sont les collaborateurs directs de Abane qui conduiront, pour les uns, les négociations d’Evian, dont Saad Dahlab ; Benkhedda promut à la tête du premier GPRA, et Ferhat Abas à qui revient l’insigne honneur de présider et le premier GPRA et la première l’Assemblée constituante.
« Abane Ramdane a eu le grand mérite d’organiser rationnellement notre insurrection en lui donnant l’homogénéité, la coordination et les assises populaires qui lui étaient nécessaires et qui ont assuré la victoire [
6] ». Aveu sur fond de reconnaissance à l’œuvre Abane, sous la plume du premier président du Gouvernement provisoire de la République algérienne, nom moins figure emblématique du nationalisme algérien. Voilà qui devait, raisonnablement, et l’auteur le note avec amertume et un brin de colère, arrêter la machine du crime. C’est que la tragédie du sinistre Tétouane aurait pu être évitée, n’était l’apparent deal des « colonels » d’amputer à la Révolution, en marche, sa tête. En finir, lâchement, sans froid, avec l’ « obstacle » Abane. Tellement les appétits du pouvoir s’aiguisaient avec cran. Voracement.

Mais, au final, est-ce que le plus primordial pour les artisans de rêves que de les vivres eux-mêmes ? Abane savait, peut-être, qu’il n’en profitera pas lui-même. Porté par son âme militante, il continuait à travailler, la conviction chevillée au corps, pour sa Cause. Jusqu’au bout : l’inexorable libération nationale. Il se savait condamné. Par la bêtise. En ce sens Khalfa Mameri ajoute un zeste d’amertume au récit : « même aussi tragique, l’assassinat de Ben M’hidi offre la consolation ou la fierté posthume qu’il est tombé au champ d’honneur, entre les mains de ses geôliers ». Ce « refuge mental » n’existe pas pour Abane, « notre panthéon national ». Nous lui sommes redevables : « une part dans la libération ».

Notons que le neveu de Krim Belkacem a réagi à ce livre estimant que l’auteur « a été approximatif et superficiel en citant un témoin de cette affaire (l’assassinat d’Abane NDLR) de façon anonyme, alors que la logique voudrait qu’il soit nommé et identifié pour la postérité [7] ». En fait, le commandant de l’ANP en retraite, Krim Ouramdane récuse le document précité d’Ouamrane, sur lequel s’est appuyé l’auteur.

Et maintenant ?

Juste réparation. A la hauteur du crime et de la dimension de l’homme- référence fondatrice de la démocratie algérienne : l’auteur exige un « jury populaire irréprochable pour faire la lumière sur l’assassinat du rédempteur de la Révolution ». L’Algérie, à coup sûr, aurait gagné la « paix des consciences ».Lavée de « son » affront.

L’Algérie doit marquer cet assassinat d’une prière noire : la plus sombre page de la Révolution. L’intelligence étranglée ! Le politique écarté. Le bateau Algérie menée au port miné de l’islamisme aux horizons incertains. Récif inconnu. Depuis Abane, une telle élévation du « politique » n’a toujours pas bonne presse. Malgré les apparences de façade.

Et une lourde dette qui nous interpelle : c’est, en définitive, songeait-on avec Abane « la lutte pour la reconnaissance d’un Etat algérien sous la forme d’une République démocratique et sociale et non la restauration d’une monarchie ou d’une théocratie révolues [8] ». Oui : les préceptes de la charte de la Soummam sont transposables en 2007.
C’est établi : du vivant d’Abane, les diatribes régionales, les appétits despotiques étaient mis en congé. L’été 62, les brigands d’Oujda s’emparent, définitivement, du pouvoir pour en accaparer tous les leviers. Pour ne plus le lâcher. Contre vents et marées. Une précieuse lucidité baigne ce livre. Un plaidoyer irréfragable pour l’Algérie de Abane. L’espoir d’édification nationale éclaboussé. Et la Kabylie qui l’a vu naître.
« Le lecteur par moments peut en tressaillir » tant le scénario funéraire, à sa fin, atteint les abysses de l’ignominie. Ce livre est un essor saisissant. Un baume de lucidité qui participe d’une béante blessure mémorielle, souffre- douleur de l’histoire falsifiée.
Par le double devoir de vérité et de conscience, l’Algérie démocratique ne saurait être que l’aboutissement du projet esquissé à la Soummam. Mais voilà, la terrible nouvelle tombe tel un couperet : le gouvernement algérien, en 2007, s’apprête à réhabiliter le FIS dessous, filiation naturelle de l’arabisme écarté en…1956. Décidément, la patrie d’Abane ne cesse de s’enliser dans le gouffre de l’obscurité. Dessein de ses assassins…

Moh. K kabyle.com

 
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