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Zidane prendra sa retraite après le Mondial
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Le plus talentueux joueur de ces dix dernières années, doué d’un geste technique d’une rare beauté, doublé d’une modestie qui a forcé l’admiration même des “petites gens” des confins de la Sibérie, le meneur de jeu du Real de Madrid et de l’équipe de France, Zineddine Zidane, a annoncé, hier, qu’il prendra sa retraite internationale et en club après le Mondial allemand prévu du 9 juin au 9 juillet prochain. “Après le Mondial, j'arrêterai de jouer au foot”, a déclaré Zineddine interrogé à Madrid, expliquant que sa décision était, cette fois, “définitive”, “mûrement réfléchie”, et qu'il avait souhaité la prendre “avant de faire ce Mondial” pour ne “penser qu'à ça”. “C'est quelque chose qui me trottait dans la tête depuis un petit moment et j'avais envie de la dégager (de son esprit) avant la compétition” (…) a t-il avoué en concédant, cependant, que “c'est surtout mon corps” qui a guidé cette décision”. “J'arrive à un âge où c'est de plus en plus difficile” a-t-il admis. Âgé de 34 ans, Zizou, comme l’appellent tous ses admirateurs, a atteint le firmament, en 1998, lorsqu’il gagna la Coupe du monde en France grâce à deux buts d’anthologie contre le pays dont le football est une religion : le Brésil.
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Vendredi 31 mars. La journée s’annonce belle. La route qui mène au barrage de Taksebt est embouteillée. L’événement ? C’est la première régate internationale de Kabylie. Les voitures, les fourgons et les bus sont nombreux à faire la queue à l’entrée principale du barrage. Seuls les véhicules des équipes participantes et des invités sont autorisés à franchir le portail. Les autres peuvent y accéder mais sans leurs voitures. Les autres ? Ce sont ces nombreuses familles venues des quatre coins de la Kabylie et même d’Alger, Blida, Bouira et Béjaia.
Reportage de Ali Chebli
Photos : Ali Arkam
La plupart sont des habitués des lieux. Ils viennent à Taksebt profiter d’un après-midi en famille. Le lieu offre toutes les commodités nécessaires pour une journée de détente, surtout que cela coïncide avec le printemps et les vacances scolaires. Comme il est beau de voir des bambins accrochés aux bras de leurs parents et des vieilles en tenues traditionnelles aux côtés de jeunes filles, aux bras de leurs copains accoudées à la balustrade du barrage, les yeux rivés sur le plan d’eau où se déroulera la régate. A 8 heures, les organisateurs s’affairent déjà à donner le coup d’envoi de la première course. Sept épreuves sont au programme. Les abords du barrage sont bourrés de monde. Ils sont venus de partout voir de près une compétition que la plupart n’ont jamais eu l’occasion d’admirer même pas à la télé. «Je n’ai jamais entendu parler de l’aviron. C’est un sport qui m’est complètement inconnu. J’ai déjà eu l’occasion d’assister à des compétitions de planche à voile à Tigzirt, mais l’aviron…jamais». Nous dit Hamid venu de Fréha accompagné de sa femme et ses deux enfants. Il se dit très content de voir de près des sportifs étrangers venus participer à une compétition organisée en Kabylie.
“C’est magnifique la Kabylie !”
Les étrangers sont faciles à repérer. Ils sont en petits groupes avec leur caméras et appareils photos, scrutant le moindre objectif à immortaliser. Sont-ils des touristes ? «Non» nous répond un organisateur. Ce sont des athlètes et des membres du staff technique de l’équipe Toulouse Aviron Sport et Loisir. Ces Français font partie des quatre pays étrangers qui ont pris part à cette régate. La Tunisie, l’Allemagne et le Maroc ont également répondu présents. «C’est la première fois que je viens en Algerie. J’ai beaucoup entendu parler de votre pays, malheureusement dans le mauvais sens. Aujourd’hui, j’ai tout effacé et je viens de découvrir tout autre chose. C’est magnifique ici ! Vous avez un beau pays, qui renferme tout ce qui rend un être humain heureux.» Aude est une rameuse venue de France. Elle a dix-neuf ans et elle pratique l’aviron au sein du club de Toulouse. Durant notre discussion, elle nous fait savoir que le niveau de la rame en Algérie est bon mais elle regrette la timide présence féminine. «Je suis agréablement surprise par le niveau de ce sport chez vous. Vous avez des potentialités énormes mais d’autre part, je déplore l’absence de l’élément féminin. J’espère que l’année prochaine, il y’aura plus de filles». Le groupe des Toulousains est sur le qui-vive. Dans quelques minutes sera donné le coup d’envoi de la course du Huit. C’est la course reine de la régate. Tout le monde s’impatiente de voir les rameurs dans l’eau. La course est prévue sur six km. «J’espère qu’on va remporter cette course et rentrer ainsi à Toulouse avec le trophée», nous dit Richard. «On va gagner, c’est sûr. Nous avons la meilleure équipe et je ne vois pas comment la victoire va nous échapper», renchérit Aude.
Les Français sont malins. Ils ont même amadoué une dizaine d’enfants pour donner de la voix en scandant «Toulouse ! Toulouse !» «Vous voyez ces gamins ? Ils sont nos supporters et ils savent que nous allons gagner», ajoute Richard. Finalement, ce sont les rameurs d’Alger qui ont remporté la course au finish devant… Toulouse.
Alger domine Toulouse au finish
Nous quittons le groupe et nous voilà en face des rameurs du CSU Oran. Leurs maillots frappés du logo de leur club nous facilite leur repérage. Ils ont entre douze et vingt ans. Il y a autant de garçons que de filles. Cela dément les propos de Aude, la Française qui a dit que les Algériennes ne sont pas nombreuses à pratiquer ce sport. «Nous sommes le meilleur club d’Algerie. Nous avons à chaque fois dominé les compétitions nationales. C’est le cas également aujourd’hui avec les deux courses gagnées en Skiff et double Scull». Ces propos sont de Naouel Chilali, une rameuse du club. Elle a débuté la pratique de la rame à sept ans. L’aviron est une histoire de famille chez les Chilali. Son frère Nabil, 17 ans, a remporté deux courses la matinée. Athlète international, Nabil s’entraîne avec le CSUO au port d’Oran. Les conditions de travail ne sont pas idéales. «Ah, si seulement nous avions chez nous à Oran un plan d’eau comme celui de Taksebt !» Cette remarque nous a été faite par tous les rameurs et les entraineurs que nous avons rencontré. «C’est un lieu très commode pour la pratique de l’aviron par rapport à un port où les bateaux et les autres engins gênent énormément le travail des athlètes», nous dit Kellal Mohamed, un rameur d’Oran.
Cette régate a été l’occasion pour les responsables du Rowing Club de Kabylie, organisateur de la manifestation de jauger les potentialités de la Kabylie en matière d’aviron et faire de ce sport, jusque-là méconnu dans la région. Un véritable pôle pour le développement des sports de rames et de la protection de l’environnement. La première compétition organisée l’année dernière a été le véritable détonateur. «La réussite de la première régate nous a stimulés. On a remarqué que l’envie existe chez beaucoup de gens amoureux de la nature et des sports de rames ici en kabylie. Alors, avec l’aide précieuse de la Ligue algéroise des sociétés d’avirons et de canoë-kayak (LASAC), nous avons pensé à une régate d’envergure internationale. Aujourd’hui, nous sommes comblés», précise le président du RCK, Abdelhamid Bouaoud. Pour lui, le but de cette régate est de faire connaître cette pratique en Kabylie et de familiariser les jeunes avec les sports de rames.
Le RC Kabylie voit déjà grand
Si la Kabylie a aujourd’hui un club d’Aviron, le mérite revient à cet homme qui a fait de ce projet sa raison d’être. Si ailleurs des clubs d’avirons existent depuis l’Indépendance, c’est parce que les colons français ont laissé après 1962 des structures et du matériel, vite repris par les Algériens. C’est le cas d’Alger, Oran et Annaba. D’ailleurs, il ne faut guère s’étonner si ces trois villes dominent la compétition. «Il n’est pas trop tard. Il suffit de s’y mettre et je suis certain que dans un proche avenir nous aurons notre mot à dire», ajoute notre interlocuteur qui a eu l’amabilité de nous accorder quelques instants malgré son agenda chargé. Nous avons profité de la présence de M. Bouaoud pour lui poser une question sur la remarque que nous a faite Mme Antonia Vladimirova, l’entraîneur bulgare de l’équipe nationale algérienne à propos de la distance, non réglementaire selon ses dires des différentes courses de cette régate. Pour elle, les distances sont amputées d’au moins deux cents mètres. «Non. Les distances sont respectées. C’est un géomètre canadien qui a fait le tracé selon les normes et personne ne peut remettre en cause les compétences de cet expert», rétorque M.Bouaoud. Cela devrait mettre fin à la polémique, même si la charmante dame a reconnu les côtés positifs de cette régate. «Je suis très honorée de venir en Kabylie, et à première vue, je constate que le barrage de Taksebt est un lieu idéal pour organiser des stages pour l’équipe nationale. Je suis sous contrat avec la fédération depuis 2004 et je prépare les rameurs algériens pour les jeux africains 2007. J’espère avoir plus de moyens pour améliorer les résultats que j’ai obtenus lors des derniers Jeux panarabes.» Elle se dit aussi prête à donner un coup de main au nouveau club de Kabylie et elle espère également organiser des stages à Taksebt. «Ce sera bien si la fédération nous programmait des stages ici».
Le moment le plus attendu a été la cérémonie de remise des trophées. Autours du podium, les spectateurs se sont massés. A chaque remise on scande le nom du vainqueur et ce dernier est vite pris d’assaut par ses camardes pour une photo souvenir. Ensuite, direction le stand réservé aux boissons et gâteaux. Les organisateurs ont réservé une belle surprise aux délégations étrangères. Les beignets et le pain traditionnel kabyles ont fait fureur surtout chez les Français. «J’ai pris quatre beignets et croyez moi je ne suis pas rassasiée», nous avoue une jeune française, la bouche encore pleine. Vendredi, c’était vraiment la fête à Taksebt. Désormais, la Kabylie a gagné un autre sport. A.C.
Elle aura lieu le 31 mars au barrage de Taksebt
Première régate internationale de Kabylie
Le barrage Taksebt de Tizi-ouzou sera ce vendredi 31 mars le théâtre de la première régate internationale à l’aviron organise par la Ligue Algéroise des Sociétés d’Aviron et Canoë-kayak ( LASAC) et le Rowing Club de Kabylie ( RCK).
Apres la réussite de la régate nationale qui a eu lieu l’année dernière, les organisateurs ont décidé de conférer, cette année, à cette manifestation un caractère international. Ainsi la compétition de ce vendredi, organisée avec le concours des DJS de Tizi Ouzou et d’Alger et l’Agence nationale des barrages et des transferts, verra la participation de dix clubs venus de France, de Tunisie, du Maroc, de l’Allemagne et de l’Algérie. Cette manifestation entre dans le cadre des activités et régates annuelles de la LASAC ( compétitions sportives, découverte de la nature et protection de l’environnement) et surtout de faire connaître les sports de rames en Kabylie et mettre en œuvre le programme de développement de la ligue dans la région centre.
D’ailleurs, le 1er avril dernier, la LASC a organisé au niveau du barrage de Taksebt la première journée nationale du Huit.
Cette discipline sportive inconnue en Kabylie a vu un engouement populaire très important. C’est la réussite de cette première expérience qui a encouragé la naissance du premier club du genre dans la région, Rowing Club de Kabylie. Ce dernier présidé par Abdelhamid Bouaoud regroupe une communauté de personnes désireuses de faire évoluer une très belle région où les sports de rames sont peu connus et lancent le défi de faire de leur club l’un des plus performants au niveau national.
A noter qu’en marge de la régate de ce vendredi, une conférence sur le thème «comment une approche inter-culturelle de la pratique sportive favorise-t-elle une culture de tolérance», sera animée par le président du Mouvement International des Journées Arc-en-Ciel, Daniel Lemarchand. Ali.C


















