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Jeudi 12 Octobre 2006

Mission enrichissante pour Ferhat - Son interview sur Radio Canada

La visite au Québec de Ferhat Méhenni, s’est avérée très positive et fructueuse, que ce soit du point de vue artistique et culturel que du point de vue politique.

En effet, après le Festival International de la Poésie de Trois-Rivières, Ferhat Méhenni a donné 2 conférences, l’une à l’Université de Québec à Montréal (UQAM) et l’autre à La Société de la Saint-Jean-Baptiste (SSJB), dans le cadre des "Jeudis de la langue".

Du point de vue politique, Monsieur Méhenni a rencontré Monsieur Gilles Duceppe en matinée le vendredi. Dans l’après-midi, il a rencontré Mme Elsie Lefèbre à 13 h et Monsieur Daniel Turp à 14h45.

Par la suite un entretien en direct à Radio Canada a eu lieu sur invitation de Monsieur Desautels.

http://www.radio-canada.ca/radio/desautels/guidehoraire.shtml ?dt=20061006&pk=395

En soirée, un grand spectacle a eu lieu avec une foule enthousiasmée.

Un vibrant hommage a été rendu à Monsieur Méhenni par les autonomistes Kabyles d’Amérique du Nord par la lecture d’un texte retraçant son cheminement de grand militant , lu par M. Bandou et la remise d’un trophée, symbole de reconnaissance à son combat sans relâche sous une foule d’applaudissements.

Jamais soirée n’a été aussi émouvante. Un grand Bravo à Monsieur Méhenni, Bravo aussi au Comité d’accueil et à tous les kabyles venus en si grand nombre encourager cette initiative.

Nos remerciements vont au comité d’accueil, à toutes les autorités québecoises (Bloc québécois, Parti québécois, Radio canada, le journal "Le devoir", à Mme Laliberté), à Kabyle.com qui a travaillé même de nuit pour que l’information arrive à temps, au site du Mak, à berberes.com et à tous ceux qui de près ou de loin ont aidé à la réussite de cette visite. Tassadit Ould-Hamouda membre du Comité d’accueil

publié par Hassane AMRANE dans: Actualités
Mardi 03 Octobre 2006
 40 000 chercheurs ont quitté l’Algérie


Sur les 25 pays fournisseurs d’immigrants au Canada, l’Algérie occupe la troisième place.
Elle fait partie de ces pays qui constituent des “réservoirs” de compétences bon marché pour
les pays développés. Le phénomène, qui touchait auparavant les Algériens formés à l’étranger,  s’est progressivement étendu à ceux formés en Algérie.

L’Algérie se vide de sa matière grise. Les chiffres avancés hier par le président du Forum des chefs d’entreprise lors d’une rencontre-débat autour de l’expatriation des élites donnent des frissons. Notre pays, au même titre que les pays africains, est dans une situation inquiétante, le phénomène de “la fuite des cerveaux” prend aujourd’hui la forme d’une véritable hémorragie. Selon une étude réalisée par un centre de recherche égyptien et un centre d’études stratégiques basé à Dubaï le monde arabe perdrait, chaque année, 50% des médecins qu’il forme, 23% de ses ingénieurs et 15% de ses scientifiques. Sur l’ensemble des étudiants arabes à l’étranger, seulement 4,5% retournent chez eux.
En Algérie, en dépit de l’inexistence de statistiques officielles sur l’expatriation des élites, le phénomène a pris une ampleur telle que certains organismes de recherche, tels que le CREAD et le CNE tirent la sonnette d’alarme. Des dizaines de milliers de cadres, intellectuels et scientifiques, dont 3 000 informaticiens, ont fui le pays entre 1992 et 1996. En dix ans, plus de 40 000 chercheurs ont quitté l’Algérie. Sur un total de 10 000 médecins étrangers immigrés en France, plus de 7000 sont Algériens, dont 2 000 dans la seule région parisienne.
Aux États-Unis, la communauté algérienne, composée d’environ 18 000 personnes compte 3 000 chercheurs et scientifiques de très haut rang. L’Institut national de la statistique et des études économiques français a recensé 99 000 chefs d’entreprise d’origine algérienne en Europe, dont une
majorité en France. Ils emploient environ 2,2 millions de personnes et leur chiffre d’affaires global consolidé dépasserait 15 milliards d’euros. Par ailleurs, sur les 25 pays fournisseurs d’immigrants au Canada, l’Algérie occupe la troisième place. L’Algérie fait partie de ces pays qui constituent des “réservoirs” de compétences bon marché pour les pays développés. Le phénomène, qui touchait auparavant les Algériens formés à l’étranger, s’est progressivement étendu à ceux formés en Algérie. Il a été avancé que l’Algérie a subi une perte d’au moins 40 milliards de dollars uniquement pour la période comprise entre 1992 et 1996. Faut-il culpabiliser les élites qui quittent leur pays pour d’autres cieux ? Voir une élite ayant bénéficié des formations coûteuses financées par la collectivité nationale s’installer durablement à l’étranger ne peut pas et ne doit laisser personne indifférent. Mais cependant, l’inadéquation de l’environnement professionnel, la non- reconnaissance de leur statut socioprofessionnel et de leurs compétences, les difficultés matérielles et encore la faiblesse du niveau de développement technologique du pays constituent autant de raisons objectives de l’expatriation des élites. Selon le président du Forum des chefs d’entreprise, le salaire d’un chercheur algérien est de l’ordre de 500 euros. Il est de 900 euros en Tunisie et de 1 200 au Maroc. Dans les pays développés, il est de 6 000 euros. Les laboratoires des universités algériennes sont pour la plupart obsolètes et la recherche développement est pratiquement inexistante. Il n’existe pratiquement aucun lien entre le monde de la recherche et celui de l’entreprise.
D’une façon, générale, souligne M. Omar Ramdane, les chercheurs algériens sont tenus à l’écart des évolutions socioéconomiques et sont marginalisés au plan social. M. Abdelmadjid Attar critique la mise en place de la bourse de l’emploi dans le secteur de l’énergie, même s’il lui trouve tout de même certaines vertus.  30 à 40% des cadres compétents de la Sonatrach ont quitté cette société à cause de cette bourse de l’emploi. Il révèle l’existence d’une circulaire ministérielle interdisant aux cadres de Sonatrach d'opérer avec des sociétés pétrolières étrangères sur le territoire algérien.
Du coup, ces cadres partent monnayer leurs compétences dans des compagnies pétrolières du Moyen-Orient. “Il faut alors stopper l’hémorragie”, alerte le Forum des chefs d’entreprise en proposant la revalorisation du statut des chercheurs et en permettant l’apport ou le retour des élites expatriées, comme l’ont fait des pays comme l’Inde, la Chine et la Corée.
Meziane Rabhi

 

publié par Hassane AMRANE dans: Actualités
Dimanche 24 Septembre 2006

Ligne aérienneaérienne entre l’Algérie et le Canada

La compagnie aérienne Air Canada a été désignée pour exploiter des services aériens réguliers entre le Canada et l’Algérie au moyen d’ententes de partage de codes. Cette information a été annoncée par Lawrence Cannon, ministre canadien des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités, cité par le groupe d’information Canada News Wire (CNW).

« La désignation d’Air Canada ouvre la voie au premier service aérien régulier offert par un transporteur aérien canadien entre le Canada et l’Algérie », a déclaré le ministre. « Ce service pourrait permettre d’accroître les échanges commerciaux et touristiques entre les deux pays. » Air Canada a tout d’abord l’intention d’exploiter un service en partage de codes à destination de l’Algérie en utilisant les appareils d’un autre pays au moyen d’une entente de coopération commerciale avec la compagnie aérienne Lufthansa. Pourquoi avoir opté pour cette compagnie allemande ? C’est certainement parce que les deux compagnies sont membres de l’alliance Star Alliance et que la Lufthansa dessert l’Algérie depuis le 15 juillet 2005. Le partage de codes est un type de service aérien qui permet à un transporteur de vendre des sièges en son nom à bord de vols d’un autre transporteur. De cette manière, les transporteurs peuvent étendre leurs réseaux internationaux et offrir aux passagers un meilleur accès au marché mondial. En vertu des dispositions de la politique du Canada sur le transport aérien international, tous les transporteurs aériens canadiens peuvent demander au ministre des Transports l’autorisation d’offrir des services aériens internationaux réguliers. Cette désignation a été rendue possible grâce à l’accord de transport aérien existant entre le gouvernement du Canada et le gouvernement algérien. L’accord a été négocié récemment et offre des droits suffisants à Air Canada pour exploiter de tels services. Rappelons que cet accord de transport aérien pour des services réguliers entre les deux pays a été ratifié entre les autorités l’été dernier. Les voyageurs, les expéditeurs, les transporteurs aériens et les aéroports bénéficieront ainsi de services aériens directs. La compagnie nationale Air Algérie a annoncé qu’elle prévoyait d’exploiter jusqu’à deux vols par semaine entre Alger et Montréal. Les deux compagnies visent en priorité les 40 000 Algériens recensés au Canada, nombre fourni par le consulat général d’Algérie à Montréal, et dont une grande partie vient passer ses vacances en Algérie. Ce type de voyageurs, très convoité d’ailleurs, en plus de la clientèle affaires, transitait par l’aéroport de Casablanca à bord de la Royal Air Maroc (RAM) pour venir en Algérie ou en passant par l’un des aéroports européens. Kamel Benelkadi

 

publié par Hassane AMRANE dans: Actualités
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