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Mardi 13 Juin 2006
 

A. Béjaïa, 44 ans après l’Indépendance, on en est encore à chercher et à vouloir accoler une vocation dont on sait qu’elle sera à plus ou moins brève échéance battue en brèche.
Le tourisme, parlons-en !

Quinze ans après avoir fermement et définitivement affirmé et claironné urbi et orbi que la vocation la seule, de BéjaÏa était le tourisme, voilà venu le temps des remises en cause, de l’aveu d’un échec patent et de l’incapacité à poser clairement, objectivement les perspectives d’avenir de toute une région. Même si c’est triste à rapporter il faut tout de même se risquer à établir la matérialité de faits bien identifiés et avérés.
A. Béjaïa, 44 ans après l’Indépendance, on en est encore à chercher et à vouloir accoler une vocation dont on sait qu’elle sera à plus ou moins brève échéance battue en brèche.
Le tourisme parlons-en ! Premier constat, ce sont ceux qui en parlent le plus qui en savent et font le moins. Sans revenir sur la mégalomanie d’une époque, la grosse tête que le premier choc pétrolier, celui de 1973 a gonflé démesurément, les tâtonnements, le repli sur soi même et une politique touristique désastreuse, entièrement tournée vers le tourisme populaire, peu rompu à la culture de vacances. Edifiés à coup de milliards des méga complexes sortis de l’imagination des meilleurs architectes de la planète comme Pouillon le célébrissime bâtisseur, ont été livrés à des gens simples qui commençaient à peine à découvrir maladroitement, les plaisirs du farniente. Pendant ce temps, nos voisins à l’Est, comme à l’Ouest, moins bien lotis que nous par la nature, ont clairement et concrètement investi dans un tourisme intelligent. Il faut dire que n’ayant pas de pétrole, ils ne pouvaient que se rabattre sur ce secteur porteur. La barre n’a jamais été redressée chez nous et pendant que nos décideurs ergotaient sur les nombreuses opportunités (ratées) dans un langage style carte postale, Maroc et Tunisie accueillaient tout au long de l’année des millions de touristes...
Le tourisme, et il semblerait que cela ne soit pas bien compris chez nous, n’est pas un secteur qui se développe en autarcie. Bien mieux, il s’intègre dans un développement global et intégré et fait appel à tous les autres secteurs de l’économie. Pour un touriste étranger d’arrivé, combien d’emplois directs ou indirects créés ?
A Béjaïa, on demande aux investisseurs, locaux comme étrangers de venir investir sur une côte malmenée, à proximité des lieux de rejets des eaux usées. Tout le monde a encore en mémoire le passage des Espagnols, accueillis en “Conquistadors”, en grande pompe et les petits plats dans les grands, subjugués le temps d’un clin d’œil par la beauté des sites, mais bien vite découragés par les nombreuses atteintes à l’écosystéme et les formalités administratives digne des 12 travaux d’Hercule.
Résultats des courses, il n’y a pas eu d’Espagnols, pas plus qu’il n’y aura d’Emiratis ou de pieds-noir investisseurs en l’état actuel des choses.

Le tourisme, c’est aussi et surtout un état d’esprit

Est-il inimaginable un jour de voir un Béjaoui endosser un uniforme de groom ou de porteur de bagages ? Côté investissement, hormis quelques bonnes volontés locales, le secteur n’a pas drainé un sou prévenant de l’étranger, pire certaines unités hôtelières sont à l’arrêt et peinent à trouver repreneur. L’hôtel des Oliviers, la carcasse bâti sur un site magnifique avec vue imprenable sur la baie n’intéresse personne. Le motel des Cimes est devenu le royaume du peuple macaque. l’hôtel Saket à l’arrêt vient de trouver preneur en la personne d’un gros ponte de la finance locale. Information toutefois à vérifier, car non confirmée. L’infrastructure demeure nettement insuffisante eu égard aux ambitions toujours affichées par les uns et les autres.
La wilaya ne dispose que de 69 hôtels qui totalisent 3 611 lits de standing inégal, desquels il faudrait retrancher 229 lits des 7 hôtels fermés. Parmi ces unités hôtelières, la plupart n’offrent même pas les commodités de base. Quant aux hôtels de qualité, ceux qui peuvent accueillir l’autre, l’étranger habitué à un confort standard ils sont à peine une douzaine.
Les autres formules que sont le camping et la location chez l’habitant contribuent avec respectivement 23 553 lits et 30 000, à augmenter les capacités d’hébergement de la wilaya. Mais tout cela demeure artisanal, archaïque, anachronique...
La wilaya compte 33 plages dont 28 sont ouvertes à la baignade. 5 demeurent pour raison de pollution aggravée interdites. Si le taux de fréquentation des plages a triplé entre 2001 et 2005, passant de 4033653 baigneurs à 15271150, il concerne pour l’essentiel le tourisme de proximité. Les touristes, les vrais ne représentant qu’une partie infime des visiteurs de la cité : 3899 à peine en 2004 selon les chiffres relevés dans l’annuaire statistique de la wilaya.
Bien peu de choses en vérité pour relancer un secteur qui n’a jamais recueilli toute l’attention voulue. Avec comme toile de fond une question lancinante : ne peut-on pas ou ne veut-on pas ? Mustapha Ramdani

 

publié par Hassane AMRANE dans: Actualités
Dimanche 11 Juin 2006
Le constructeur bombardien règle le contrat de 4 avions
Tassili Airlines s’attaque aux lignes domestiques


L’ouverture des plis s’est déroulée hier au siège de la Sonatrach. Le marché a été remporté par les canadiens, devant les français d’ATR et d’Airbus.

Le constructeur aéronautique canadien Bombardier a remporté, hier au siège de la Sonatrach à Alger, le marché d’acquisition par la compagnie algérienne Tassili Airlines de quatre avions neufs de type Q400, pour un montant total de 84 millions de dollars.
D’une capacité de 74 places et d’un prix unitaire de 21 millions de dollars, les avions seront livrés entre juillet et octobre 2007 à raison d’un appareil par mois.
La sélection du fournisseur a été faite sur la base de critères commerciaux (prix de vente, coût de la maintenance sur 10 ans et coût de la consommation du carburant), techniques (vitesse, cycle de vie en exploitation, autonomie au sol) et de paramètres plus généraux (délai de livraison, niveau du bruit émis par l’appareil...). Sur la base de ces paramètres, le constructeur canadien a pu réunir 84,72 points, suivi des deux autres compétiteurs français ATR (70,68 points) et Airbus (64,34 points).
Bombardier a offert, pour le coût de maintenance, un montant de 36 millions de dollars et un coût de carburant de 1 456 dollars, alors qu’ATR a proposé 16,51 millions de dollars comme prix de cession de l’avion, 41,9 millions de dollars pour le coût de maintenance et 1 156 dollars pour le coût de carburant. Airbus a, pour sa part, offert un prix de 26,8 millions de dollars par appareil, 12,67 millions de dollars par appareil pour la maintenance et 2 513 dollars pour le carburant. Le directeur exécutif chargé des finances à Sonatrach (propriétaire de Tassili Airlines), Ali Rezaïguia, s’est félicité de l’aboutissement de cette transaction dont les soumissions, affirme-t-il, “se sont déroulées dans une transparence et une clarté totales”.
Cette acquisition d’avions neufs constitue la première étape d’un programme d’achat d’une cinquantaine d’avions par Tassili Airlines qui ambitionne, après sa restructuration, d’approcher rapidement les performances d’Air Algérie.
Le plan de restructuration de cette compagnie, créée en 1998, englobe la création d’un holding formé de trois filiales, à savoir une société de transport des pétroliers et des para-pétroliers, une autre pour le transport national et international de voyageurs, et la troisième pour les prestations agroaériennes (lutte antiacridienne, lutte contre les feux de forêt...). Cette opération doit être achevée d’ici à la fin de l’année, a précisé pour sa part le P-DG de Sonatrach, Mohamed Meziane, en indiquant qu’une manifestation d’intérêt pour le choix d’un partenaire de Tassili Airlines a été lancée.
Le directeur des ventes du département Afrique de Bombardier s’est dit, lui aussi, “satisfait” de ce résultat en soulignant que son groupe allait continuer à soumissionner pour les prochaines opérations.
Il a indiqué que Bombardier était aussi en négociation avec Air Algérie pour lui vendre quatre avions de type Jet d’une capacité de 80 à 90 places. “Sonatrach compte créer une compagnie de transport aérien pour passagers qui sera opérationnelle au plus tard en 2007.
À cette fin, elle compte acquérir 6 avions d’une capacité de 130-150 places. Dans une première phase, elle affrétera 4 moyen-courriers. Cette compagnie pourrait transporter 500 000 passagers par an. Elle assurera des dessertes nationales et internationales (vers des destinations en Europe et au Maghreb)”, a indiqué à Liberté M. Rezaïguia, directeur finances à Sonatrach. 
S. R./APS

 

publié par Hassane AMRANE dans: Actualités
Dimanche 11 Juin 2006
L’ambassade du canada clarifie les modalités de l’immigration
“Le recours à un cabinet-conseil n’est pas nécessaire”


“Nul n’est obligé d’avoir recours aux services d’un représentant aux fins de l’immigration. Le recours à un représentant pour remplir une demande d’immigration est un choix personnel”, a indiqué, hier, un communiqué de l’ambassade du Canada à Alger. La démarche à suivre pour l’obtention de visa d’immigration au Canada repose sur des règles bien définies. En effet, le prétendant algérien n’est pas contraint de solliciter les services d’un cabinet d’avocats en droit d’immigration, ou d’un consultant, pour faire aboutir son dossier.
M. Mercier, le premier secrétaire et consul à l’ambassade du Canada à Alger, joint hier par téléphone pour un complément d’information, a clarifié le processus à suivre en précisant que “chaque dossier est traité individuellement et selon le mérite, c’est-à-dire selon les éléments fournis dans le dossier”. En fait, le recours aux services d’un cabinet en droit d’immigration n’est pas nécessaire et “n’a aucune incidence sur le délais et la procédure de traitement de la candidature”.
Le consul rassure ainsi les jeunes ou les familles algériennes qui sont libres d’opter pour la voie individuelle ou pour les services d’une société spécialisée dans le recrutement. “Le gouvernement du Canada traite chaque demandeur de manière équitable qu’il ait recours ou non aux services d’un représentant. Le gouvernement du Canada ne recommande ou n’appuie aucun représentant individuel”, lit-on dans le communiqué.
L’autre formule suggérée est la prise en charge du dossier par un proche ou un ami établi déjà dans une province canadienne et qui plaidera la candidature auprès des instances de l’immigration. “Le demandeur peut également être représenté par un membre de sa famille ou un membre d’un organisme non gouvernemental ou religieux, si cette personne ne lui demande aucun montant en échange de ses services.”L’autre volet du dossier d’immigration est la protection des candidats contre les cabinets “arnaqueurs”.
Sur ce point bien précis, le consul du Canada à Alger invite les Algériens à se protéger contre des représentants d’immigration non agréés.
Pour cela, M. Mercier demande à tout candidat de vérifier et ce, en consultant les sites Internet de l’ambassade ou encore celui des sociétés d’immigration qui publient la liste exhaustive des cabinets autorisés par les autorités compétentes d’immigration, tels “csic-scci-ca” ou encore “cic.gc.ca”.
Hanafi H.

publié par Hassane AMRANE dans: Actualités
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