LES CHAÎNES TV FRANÇAISES CRYPTENT LEURS PROGRAMMES
La francophonie en faillite
Du fait de sa gestion catastrophique, on assiste à un net recul de la langue française en Algérie. La faute à qui?
La désastreuse gestion de la retransmission de la Coupe du monde en Allemagne sonne-t-elle le glas de la francophonie en Afrique en général et au Maghreb en particulier? Nous ne parlons pas ici de la législation sur l’immigration en France, qui est une question à part, chaque pays étant souverain dans ses décisions internes, sans compter que la question est prise en charge par des associations et institutions autrement plus dynamiques et représentatives. Non, il s’agit dans ce modeste article de la promotion de la langue française, qui est bien le moteur de la francophonie, n’est-ce pas?
Or, à voir ce qui se passe, on doute que la France officielle, fasse vraiment ce qu’il faut pour redonner son lustre à une langue aussi belle, véhicule de la science, de la littérature et de l’esprit cartésien moderne. Quand le ministre français de l’Intérieur ; président du parti au pouvoir l’UMP, déclare dans un mouvement d’épaule et un froncement de sourcils, en paraphrasant Lepen: «La France, tu l’aimes ou tu la quittes», on aurait tendance à lui répondre: «Que faites-vous pour rendre la France attractive, et surtout pour défendre cet outil magnifique qu’est la langue française, dans l’Hexagone, et partout dans le monde?» Il y a quelques semaines, le président Chirac était courroucé à Bruxelles de voir s’exprimer en anglais le président d’origine française du patronat européen, que n’a-t-il vu le coeur à gauche mais le portefeuille à droite? Juste retour de bâton pour un Exécutif qui se complaît dans l’inaction, sinon dans l’attentisme, et qui en arrive à censurer sa propre culture en fermant son captage par les pays anciennement colonisés. Ce sont pour la plupart des pays pauvres et sous-développés. Et qui n’ont pas les moyens de financer la promotion de la langue de Molière, mais à long terme, il ne fait aucun doute qu’ils rendront au centuple dans le domaine culturel, linguistique et même économique le peu qu’ils peuvent recevoir dans le domaine.
Ce qui se passe avec le bouquet TPS et les chaînes françaises de façon générale est révélateur de cet état de fait. La France ne fait rien pour promouvoir sa culture ni sa langue, alors que si on reste dans le strict domaine des affaires, on s’aperçoit que si la télévision française véhicule une langue et une culture, elle en profite également pour faire la publicité des produits français. N’importe quel Algérien pourra citer de mémoire, dans n’importe quel secteur, les marques de produits français (automobiles, agroalimentaires, cosmétiques, prêt-à-porter, parfums, aviation...). Cela doit être le cas pour l’ensemble des pays africains ou maghrébins qui ont la langue française en commun, et qui, subissant l’influence des chaînes françaises, ont une préférence dans leurs achats pour tous les produits made in France. Si on prend un pays comme l’Algérie, on sait tous que la France est notre premier fournisseur, et cela est le cas grâce justement au matraquage publicitaire que les consommateurs algériens subissent à longueur d’année en regardant les programmes français.
On peut dire, sans crainte de nous tromper, qu’en fermant son paysage audiovisuel aux Algériens et aux Africains de façon générale, la France est en train de faire du mal non seulement à sa langue et à sa culture, mais aussi à son économie. Si la Francophonie est un espace de rayonnement dans lequel la France tient une place privilégiée, on voit bien que sa mise à mort nuira certainement aux pays africains qui n’ont pas les moyens de financer des bouquets attractifs comme TPS, mais aussi à la France elle-même qui se prive d’un espace culturel, politique, et d’un débouché pour ses produits. Fatalement, les pays africains se tourneront vers les bouquets anglo-saxons, qui ne demandent que ça, ou bien les bouquets de l’Orient arabe, pour ce qui est des pays maghrébins.
Mettons de côté TPS et Canal Plus et prenons le problème autrement. A considérer que ces deux bouquets sont gérés par des capitaux privés qui n’ont pas à se poser des problèmes politiques ou diplomatiques, pourquoi est-ce que des chaînes publiques comme celles de France Télévision ont également balancé leurs programmes sur les canaux cryptés? Ces chaînes n’ont-elles pas vocation au contraire à être les ambassadrices et la voix de la France et de la francophonie à l’étranger?
L’Algérie officielle ne fait pas partie de la Francophonie ; même à titre d’observateur. Tout le monde le sait. Néanmoins, l’Algérie reste, malgré tout, le deuxième pays francophone au monde. Ça aussi, c’est de notoriété publique.
La chose est d’autant plus notable qu’en fait c’est au lendemain de l’indépendance, grâce surtout à un programme de scolarisation accéléré et massif, que la langue française a fait un bond considérable en Algérie, alors que du temps de la colonisation, l’école était surtout réservée aux enfants des colons. Le nombre de médecins, d’ingénieurs, d’architectes ou de professeurs universitaires d’origine algérienne (indigène comme on disait à l’époque) se comptait sur le bout des doigts. Aujourd’hui, pourtant, du fait justement de la gestion catastrophique de la Francophonie, on assiste à un net recul de la langue française en Algérie. La faute à qui ? Ce sont Victor Hugo, Molière, et Voltaire qui vont se retourner dans leurs tombes. Ahmed BEN ALAM
FADHMA N’SUMER : son combat de durant la période coloniale française
Résumé
Il faut dire d’emblée que depuis 1830, l’armée coloniale française a mené une polifut différente de celles menées en Tunisie et au Maroc considérés comme des protectorats - il suffira que la terre soit aux Français,la main d’œuvre restera néanmoins indigène. En faisant de l’Algérie une colonie de peuplement, la France mena une politique d’effacement des cadres économiques et politiques traditionnels. A ce sujet, il est important de de signaler que l’histoire de cette colonie à ce moment est largement celle de l’insurrection des tribus villageoises et montagnardes. Pour conserver leurs biens et s’opposer notamment à l’expropriation de leurs terres par la colonisation.
Le général Bugeaud restera sept ans gouverneur général de l’Algérie. Grâce au long ministère - Soult-Guizot -. Il obtint tous les moyens qu’il demanda et les effectifs atteindront cent huit mille hommes en 1846 auxquels se joignirent aussi dix mille indigènes. Lorsque le 2 Décembre 1851 Loouis Napoléon alors président de la République Française renversa la deuxième République à la suite d’un coup d’Etat, celui-ci rétablit l’ empire et en occupa le trône sous le nom de Napoléon III. Pour calmer l’appréhension des républicains qui s’agitaient, il adopta et lança la devise : « l’Empire c’est la paix . » Mais ce n’était qu’un leurre car l’étude de son règne a montré qu’il avait plutôt recherché la gloire et l’immortalité. Après la défaite de l’Emir AbdelKader en 1847, deux chérifs vinrent résister en Kabylie :Si Mohamed EL Hachmi et Bou Baghla.
Le premier a participé à l’insurrection menée par Boumaàza dans la région du Dahra en 1847. En 1849,FADHMA N’SUMER soutint le soulèvement de Lemdjad Ben Abdel malek dit Bou Baghla (l’homme à la mule) venu de la Kabylie des Babors pour combattre durant plus de quatre ans les troupes du général Randon. Selon E. Perret : Fadhma N’Sumer à côté des femmes des Illilten, se précipita plusieurs fois ,vêtue d’un haîk rouge, au milieu des combattants. BouBaghla fut atteint d’une balle du 3ème Zouave et passa tout sanglant à côté de Fadhma quand elle s’écria : Chérif,ta barbe ne deviendra jamais du foin…
De même, le biographe de Bou Baghla nota que cet infatigable résistant fit trembler l’armée d’occupation coloniale durant quatre longues années, de 1850 à 1854. Lorsque la bataille de « Tachekirt » éclata les 18 et19 Juillet 1854, l’assemblée de Soumeur (autorité politique du village) chargea Fadhma et son frère TAHAR de désigner les « Imseblens »(volontaires de la mort ) venus de nombreux villages de la contrée du Djurdjura tels que At Irathène, Illilthène, Ath Itsouregh, Illoula Oumalou, etc. Avec un contingent de treize mille hommes des divisions « Maissiat et Mac Mahon », les troupes coloniales françaises n’arrivèrent pas après deux jours de rudes combats à soumettre la Kabylie. A cette occasion, certains journaux parisiens raillaient le général Randon en disant que son incapacité à soumettre cette région lui coûta son bâton de maréchal.
D’ailleurs, il ne l’obtint qu’en mars 1856. Après la victoire de Bou Baghla sur le général Randon, Sumeur et les villages environnants retrouvèrent leur indépendance.
Le 24 Mai 1857, le maréchal-gouverneur Randon a décidé de changer complètement de stratégie. Et de donner à la zone montagneuse un fort coup de boutoir dans une opération d’ensemble de très grande envergure. Il faut noter en substance que l’armée chargée de conquérir la Kabylie en 1857, écrit E. Perret, comptait environ trente cinq mille hommes. Formée de troupes empruntées aux trois provinces de l’Algérie, elle était la plus considérable qui eût jamais été réunie dans l’Algérie française. Après l’occupation de Larba Nat-Irathène le 25 Mai 1857 par les FRançais, les autres régions de la Kabylie s’inclineront devant des forces ennemies très supérieures en nombre.
Il faut remarquer que la victoire remportée à Larbàa Nath Irathène(LNI) fut célébrée à Paris dans l’enthousiasme et l’allégresse générale. De même, les félicitations adressées aux héros de cette expédition furent prononcées par Napoléon III en personne dans un discours enflammé au cours duquel il glorifia le sacrifice et la bravoure de l’armée impériale. Le Maréchal Randon, désireux de témoigner sa gratitude à l’empereur ,débaptisa la cité et la nomma Fort - Napoléon. » Mais en 1870, après la défaite française face à l’armée prussienne de Frédérick Guillaume 1ER et de Bismark, elle deviendra Fort National sous la IIIème République.
Il ne faut pas oublier cependant que lors de la célèbre bataille d’Icherridene qui avait duré plus de deux mois, Fadhma N’Soumer décida de former un noyau de résistance dans le hameau de Takhlidjth Nath Aatsou près de Tirourda. Le 11 Juillet 1857, l’héroÏne fut arrêtée par le général Yusuf et conduite au camp du maréchal Randon situé à Tamezguida. Elle fut ensuite transférée à la Zaouia de Béni Slimane puis à la prison de Tablat où elle mourut en Septembre 1863. Elle n’avait que trente trois ans.. Son nom demeura vivace en Kabylie où de nombreux chants et poésies populaires perpétuèrent son combat héroïque ; faisant d’elle un symbole de la fierté et de la résistance à la colonisation…..
Conclusion
A l’instar de Louise Michèle , d’Olympe de Gouge et de tant d’autres, le combat de Fadhma N’Soumer se poursuit chaque jour sous nos yeux ,contre vents et marées par des femmes vaillantes et déterminées, fierté de notre peuple. De même, le combat pour le message de Fadhma N’Soumeur est celui qui enjoint à la femme de lever la tête et de lutter sans trêve ni merci pour abolir le statut discriminatoire dans lequel elle est enfermée, et pour briser définitivement l’étau des préjugés millénaires qui veulent la maintenir sous domination dans une situation perpétuelle de soumission, sinon de servitude.
Résumé des interventions par Hocine BENHAMZA
Fadhma N’Soumer n’a jamais été un chef de guerre. Elle a apporté un puissant soutien moral aux guerriers qui se sont battus pour préserver l’indépendance de la Kabylie.
Elle a assisté aux combats sans y participer militairement. A la tête d’un groupe de femmes, en retrait de la ligne des combattants, elle stimulait leur courage par sa présence. Des auteurs français témoins de la dernière bataille, celle d’Icherridene, le 28 juin 1858, racontent que les guerriers kabyles s’étaient abrités dans des tranchées. Pour ne pas céder à la tentation de fuir, ils s’étaient liés les uns aux autres par les mollets. Derrière les tranchées, une ligne de bâts d’ânes indiquait la limite à ne pas franchir sous peine de déshonneur. Les Kabyles se sont battus jusqu’à la dernière cartouche. Les Français les ont exterminés sur place à la baïonnette. Fadhma N’Soumeur réussit à s’échapper avec ses compagnes. Elle sera arrêtée le 11 juillet 1858 à son domicile, en présence de nombreuses femmes réfugiées chez elle.
Fadhma N’Soumeur, prisonnière à Sidi Slimane dans la commune de Tablat, y mourra de maladie en 1863 l’âge de 27 ans. Aucun pèlerinage n’eut lieu sur sa tombe, ni avant ni après 1962.
Son nom sera immortalisé pour la première fois par une chanson kabyle dans les années 1970. Dans les années 1980 ses cendres seront transférées au cimetière d’El Allia.
L’héroïne s’est-elle battue pour l’autonomie de la Kabylie ? Non, parce qu’à son époque la Kabylie était indépendante. J’ai eu entre les mains une carte de géographie établie par les Français en 1848 : elle portait la mention Kabylie indépendante.
Les Kabyles ont-ils résisté aux Français au nom de l’islam ? Non. Les Kabyles ont repoussé également les tentatives de pénétration en Kabylie par les Turcs qui étaient eux aussi musulmans. Les Kabyles se sont battus pour leurs terres, leurs familles, leur honneur.
Les insurrections de 1871 ont été de deux sortes. L’une, suscitée et dirigée par Mokrani a été motivée par son refus de renoncer aux privilèges que les Français lui avaient accordés et aux humiliations subies. Mokrani avait été abaissé du rang de Khalifa à celui de bachagha. Les Français avaient reconnu son autorité sur ses compatriotes. Il y a eu aussi un litige à propos d’argent avancé par Mokrani lors de la famine de 1867 et que les Français refusèrent de lui rendre (voir le livre de Charles Robert Ageron.)
Mokrani s’est révolté. Il a été tué au combat. Là-dessus s’est greffée une insurrection populaire sous l’impulsion de Cheikh Aheddad, chef de la confrérie Rahmania, la seule qui pouvait mobiliser l’ensemble des montagnards. C’est à cette époque que se situe l’action des premiers volontaires de la mort, les imseblene (les auto sacrifiés.) La veille de l’attaque de la caserne de Fort National, ils répudiaient leurs femmes pour ne pas en faire des veuves Recouverts d’un linceul, ils s’allongeaient sur le sol et on récitait sur eux la prière des morts. A l’aube, ils ont accoté des échelles contre les remparts de la caserne de Fort National, armée de canons, et ils ont été hachés par la mitraille. Pour perpétuer leur souvenir, nous (les jeunes nationalistes) chantions dans les années 1940 Ac’hal guemseblene, selevsa imedlene degwene herran’d azeka.
(Que de volontaires de la mort, enterrés tout habillés En vous ont conquis une tombe.)
La chanson s’intitulait « Essalam ayidurar et’murt enegh (Salut aux montagnes de notre pays.).
On ne peut évoquer ces paroles sans une intense émotion.
En 1858 et 1871, les Kabyles se sont-ils battus pour l’indépendance de l’Algérie ? Non. Ils se sont battus pour libérer la Kabylie. A cette époque, l’Algérie en tant que patrie n’existait pas. La première tentative nationale, coordonnée (et réussie) est celle de 1954. Rappelons qu’en 1954 il n’y a pas eu un appel au djihad de masse (qui aurait été vite noyé dans le sang) mais une guerre de partisans inspire, entre autres, de la résistance espagnole à Napoléon Ier et de la résistance française aux Allemands de 1940 à 1945
Pourquoi les Français, après bien des années de tergiversations, ont-ils fini par attaquer la Kabylie ? En France, deux tendances s’opposaient. Pour l’une, la guerre coûtait cher. Il valait mieux s’entendre avec les Kabyles et faire du commerce avec eux. Alexis de Tocqueville était de cet avis. Il avait été frappé par l’esprit démocratique des Kabyles (voir à ce propos le livre « L’Algérie assassinée » pages 21 et 22.) Pour l’autre, si on voulait conserver l’Algérie il fallait l’occuper en entier, ne pas commettre l’erreur des Romains qui s’étaient contentés d’une occupation restreinte, délimitée par une ligne de fortifications, le limes. Les principaux partisans de la conquête totale étaient Randon et Bugeaud. Leurs thèses ont prévalu.
Pour en venir à une période récente, j’ai constaté la persistance de l’esprit de résistance au cours d’un entretien avec Yaha dit Si Elhafid qui fut le chef militaire du F.F.S en 1963 et 1964. Je l’ai rencontré au village de Takhlidjt Nath Atsou (lieu de naissance de Fadhma N’Soumeur) où il s’est retiré après son retour d’exil en France. Dès 1994, au plus fort de la révolte islamique, il a organisé un groupe d’autodéfense. Il avait dit aux responsables de la Gendarmerie algérienne : « Pendant le jour, vous pouvez venir au village à votre guise mais de nuit nous tirerons sur tout étranger au village, qu’il soit un islamiste ou un gendarme.
A propos de Tahar Oussedik
M. Oussedik a publié des brochures sur Fadhma N’Soumeur, Ahmed Oumeri, Arezki el Vachir. A propos d’Oumeri, il a quelque peu falsifié l’histoire. Il présente ce bandit d’honneur comme un nationaliste. C’est faux. Krim Belkacem qui tenait le maquis en Kabylie avait demandé à Oumeri de se joindre au maquis nationaliste. Oumeri lui a répondu : « Vous collectez des cotisations chez les pauvres pour financer votre parti. Moi, je rançonne les riches et je distribue l’argent aux pauvres. Je refuse de me joindre à vous. »
Pour en revenir à Fadhma N’Soumeur, il est regrettable que tout ce qui la concerne ait été écrit par des Français. De notre côté, comme l’a dit le conférencier en introduction à sa conférence, il ne faut ni tomber dans l’hagiographie, ni voir le passé avec les yeux du présent.
Certains se sont demandés si Fadhma N’Soumeur a lutté pour la libération de la femme. Ses parents l’ont mariée avec un homme dont elle ne voulait pas. Peu de temps après, elle est retournée vivre chez eux mais son mari a refusé de la répudier pour l’empêcher de se remarier. Fadhma n’a pas contesté l’autorité parentale.
Cette pratique attentatoire à la liberté des femmes s’est perpétuée en Kabylie. Comme le droit actuel de la famille limite les cas où la femme peut demander le divorce, comme les mariages forcés se pratiquent encore, il reste beaucoup à faire pour la libération des femmes.
En définitive quelles qu’aient pu être les motivations de Fadhma N’Soumeur, elle mérite d‘être appelée « La Jeanne d’Arc du Djurdjura. »
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OUVERTURE DE LA LIGNE ALGER-MONTRÉAL
Benouis : “Ce sera pour l’été prochain”
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Annoncée initialement pour le 15 du mois en cours, l’ouverture d’une nouvelle desserte aérienne Alger-Montréal n’aura finalement pas lieu cet été. C’est ce qui ressort de la déclaration du P-DG d’Air Algérie qui a déclaré, jeudi dernier, en marge du séminaire sur la gouvernance et le pilotage des grands projets qui s’est tenu au ministère des Transports, que “l’ouverture de cette ligne aura lieu l’été prochain”. Interrogé sur les tergiversations des uns et des autres, Tayeb Benouis, dira que “l’ouverture de cette ligne est maintenue dans nos programmes. Nous attendons la signature de l’accord commercial. La licence aurait dû nous parvenir avant le 1er avril dernier. Nous avons attendu 15 jours encore et nous n’avons rien vu venir. À partir de là, Air Algérie ne pouvait attendre plus ! Au mois de mai dernier, nous avons appris qu’il s’agissait d’un accord aérien. Et cela relève de l’État ! En conséquence, Air Algérie n’est plus dans le coup.” La déclaration de Benouis étant claire comme l’eau de roche, Air Algérie ne peut pas effectivement signer un accord aérien sachant que ses prérogatives sont limitées à la signature d’un accord commercial avec les Canadiens, surtout qu’il s’agit d’un vol long courrier. Évoquant la situation actuelle du monopole dans le transport aérien, M. Benouis dira tout de go : “Air Algérie n’a jamais instauré de monopole ! Il y a quelques années, le privé exploitait le ciel algérien.” Et d’ajouter que sa compagnie déploie un vaste programme de filialisation avec pour cap économique l’ouverture de son capital. Interrogé sur le divorce d’Air Algérie et de Tassili Airlines, le patron de la compagnie nationale aérienne s’est limité à rappeler que “les deux compagnies se sont séparées après l’assemblée générale décidée par les pouvoirs publics pour que Tassili Airlines ne devienne pas à 100% une filiale de Sonatrach.” F. B
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