Le Djurdjura Taltat
Djurdjura, chaîne montagneuse du Tell algérien, située à 100 km à l'est d'Alger et à 50 km au sud de la Méditerranée. Elle constitue le contrefort méridional de la Grande Kabylie, dominant la vallée de la Soummam et la ville de Bouira. Cette grande sierra calcaire aux flancs abrupts, longue de 50 km, culmine au pic Lalla-Khadidja (2 308 m). L'altitude et la proximité de la mer expliquent l'abondance des précipitations (plus de 1 000 mm par an), neigeuses en hiver. Le massif constitue un parc national.
Microsoft ® Encarta ® Collection 2003. © 1993-2002 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
Parc National du Djurdjura BP 249 - BOUIRA 10 000
CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES
Le Parc National du Djurdjura a été crée par décret 83/460 du 23 juillet 1983. Il concerne 18 communes, 10 au nord de la wilaya (département) de Tizi-Ouzou, et 08 à Bouira au sud. Il est situé à 140 km au sud est d’Alger, et à 50 km parallèlement à la mer méditerranéenne. Allongé selon la direction Est-Ouest sur 50 km de longueur et une largeur de 03 à 10 km. D’ossature générale calcaire, le Djurdjura est subdivisé en trois grands massifs :
A l’Ouest : le massif de haizer (2164 m)
Au centre : le massif de l’Akoukeur (2305 m)
A l’Est : le massif de Lalla Khedidja (2308 m) D’une superficie totale de 18850 ha , Le Djurdjura est un Parc de haute montagne , compris entre 600 et 2308 m d’altitude. Les principaux modèles géomorphologiques sont : les Karst , les Dolines et Lapiaz . Certains formes sont particulières au Djurdjura : Tasserafts (puits de neige) et Agounis (Couloirs de neige).LA FLORE : 690 espèces végétales sont identifiées sur le Parc National.
LA FLORE : Elle est marquée par la présence d’espèces nobles , rares et endémiques, telle que : le Cèdre de l’Atlas (Cedrus Atlantica ), le Pin Noir (Pinus nigra.ssp.clusina.var.mauritania) , le Genévrier sabine (Junisperus sabina), le houx (Ilex aquifolium) , la pivotine... etc, 27 espèces sont rares ou menacées.
LA FAUNE : Elle est riche et diversifiée , elle comprend la plupart des espèces de l’Algérie du Nord. Le Djurdjura a été habité autrefois par deux espèces de grande taille, aujourd’hui éteintes, il s’agit du Mouflon à Manchette (Ammotragus lervia) et de l’Ours brun (Urus artos). Pour ce dernier, des ossements trouvés dans une grotte ont étés datés par la méthode C de l’époque historique (420 à 600 A . D) les mammifères existants encore nombreux et parmi les plus caractéristiques de la région : le Singe magot ( 1500 individus), l’Hyène rayée, le Chacal, le Renard roux , la genette, la Mangouste, le Sanglier, le Porc épic... etc. Le Lynx ( Caracal algirus ) et le Serval (Flis serval) leur existence est probable (Un couple avec trois petits ont été aperçus aux Ait-Ouabane pour le premier, trace de pattes sur la neige pour le deuxième ).
LES OISEAUX : Le Djurdjura est un pays de prédilection pour l’avifaune, surtout pour les rapaces. 112 espèces sont recensées au Djurdjura, regroupées dans 32 familles dont les plus représentatives sont : les tulidés avec 16 espèces et les accipiridés 11 espèces notamment : les Aigles (Royal , botté , Bonelli), les Vautours : le fauve, percnoptère, gypaète barbu , faucons , milans et buses... Etc.

















